jeudi 22 janvier 2009

Solidarité avec la population de Gaza

Le 17 janvier, Israël mettait fin unilatéralement à son offensive.Le bilan est très lourd : 1300 morts, côté palestinien. et le cessez-le-feu est fragile. Après trois semaines de bombardements, la situation humanitaire dans la bande de Gaza est catastrophique. Aussi, pour secourir les victimes, les élus socialistes multiplient les initiatives d'aide et de solidarité envers un territoire dévasté.

Parer au plus pressé. En attendant une grande initiative internationale, les exécutifs locaux organisent, de leur coté, des plans d'aide à la population palestinienne. L'idée est venue de Claude Nicolet, président du Réseau de coopération décentralisée pour la Palestine RCDP) et conseiller à la Communauté urbaine de Dunkerque, qui a lancé un appel pressant aux collectivités, en les enjoignant de s'associer à cette initiative et de multiplier les jumelages, en signe de solidarité.

"Des liens existent depuis longtemps déjà entre villes françaises et palestiniennes" explique Claudy Lebreton, président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR).
"La question est de savoir ce que nous pouvons faire dans l'urgence. Et surtout, comment acheminer des biens. L'essentiel, c'est d'activer les réseaux et de prendre part aux efforts de reconstruction qui suivront le conflit"

Suite à une réunion organisée en juillet 2006, le RDCP et Cités Unies France, en concertation avec l'Association des Pouvoirs Locaux Palestiniens, lançaient un appel commun au don pour la création d'un fonds de solidarité et d'aide humanitaire. Une façon de faire face à la situation dans laquelle se retrouvent les populations locales et d'assurer la "continuité de certains services publics fondamentaux", selon Charles Josselin, sénateur des Côtes d'Armor, vice président du Haut Conseil de la coopération internationale et président de Cités Unies France.

"Notre représentation permanente en Palestine se charge d'évaluer au quotidien les besoins des collectivités dans le cadre de champs d'intervention préalablement retenus, en partenariat avec les collectivités palestiniennes", ajoute l'ancien ministre qui devrait bientôt se rendre sur place.

Une solidarité dans l'urgence qui repose parfois sur les liens noués depuis plusieurs années avec les territoires palestiniens. Déjà jumelée à Safed en Israël, la ville de Lille a établi des contacts avec Naplouse, peu de temps après les accords d'Oslo. Cette politique c'est traduite par un jumelage en juin 1998 et la volonté de développer des relations tripartites entre la capitale des flandres, Safed et la ville palestinienne. Alors que la situation tournait à la catastrophe, l'ONG "Help Doctors" a été envoyée sur place. Dépêché à Gaza par les communautés urbaines de Lille et de Dunkerque, Régis Garrigue, médecin urgentiste, raconte l'horreur:"il n'existe aucune trêve humanitaire, aucun corridor. nous sommes rentrés en Palestine par l'Egypte, avec l'aide de l'Ambassade de France au Caire. et depuis notre arrivée nous avons vité de justesse deux bombes. Les hopitaux sont visés et aucune protection des humanitaires n'a été prévue".

Mardi 13 janvier, le bureau national du PS a également décidé de l'organisation prochaine d'un grand meeting pour la paix. Le parti socialiste, depuis toujours, vise à la fois l'existence d'un état palestinien viable et la sécurité d'Israël.

Solidarité avec la population de Gaza

vendredi 9 janvier 2009

Conflit israëlo-palestinien : la position du PS


Le Parti socialiste, depuis toujours, vise à la fois l’existence d’un état palestinien viable et la sécurité d’Israël. Aujourd’hui, la situation au Proche-Orient remet en cause cet objectif et appelle une position franche du PS. Voici en intégralité le communiqué de presse issu du bureau national du 6 janvier.

Le Parti socialiste a toujours poursuivi une politique pour une paix durable au Proche-Orient fondée sur la création d’un État palestinien viable et l’assurance de la sécurité pour l’État d’Israël, deux États qui coexistent et se reconnaissent mutuellement.

C’est au regard de cet objectif que le Parti Socialiste considère qu’il n’existe pas de solution militaire à cette situation mais seulement une solution politique. Il condamne aujourd’hui fermement l’intervention terrestre israélienne en réponse aux tirs de roquettes du Hamas sur le Sud d’Israël qu’il a toujours condamnés.

Aujourd’hui, l’offensive militaire continue et fait des centaines de morts et de blessés dans la population civile à Gaza, qui connaît une situation humanitaire effroyable. Cette escalade de violence met en danger toute la région, et, au-delà, peut avoir des répercussions jusque dans notre pays.

Le Parti socialiste exige un cessez- le-feu immédiat, un couloir humanitaire, le retrait des troupes israéliennes hors de Gaza, l’arrêt des tirs de roquette sur Israël et l’installation d’une force internationale de protection. Les socialistes demandent au Président de la République et au gouvernement français de porter au Conseil de Sécurité de l’ONU de manière coordonnée avec l’Europe, l’exigence d’une résolution contraignante pour les deux parties sous peine de sanctions.

Le Parti socialiste considère que c’est toute la communauté internationale qui doit se mobiliser pour aider les protagonistes à trouver une solution de paix durable dans la région. Au-delà,le Parti Socialiste souhaite que l’action diplomatique de la France puisse se développer dans le cadre européen et travailler avec la nouvelle administration américaine pour trouver ensemble une solution internationale pérenne au Proche-Orient. Le Parti Socialiste propose une réunion exceptionnelle du Parti socialiste européen (PSE) pour aboutir à une position commune des socialistes dans toute l’Europe.