mercredi 25 février 2009

SITUATION A GAZA


Intervention de TONY DI MARTINO

au Conseil Municipal du 23 Fevrier 2009.

Mesdames,

Messieurs,


Je vais rappeler, en quelques mots la position des élus socialistes sur le conflit israélo-palestinien.


Le Parti Socialiste a toujours poursuivi une politique en faveur d'une Paix durable au Proche Orient, fondée sur la création d'un Etat Palestinien viable et sur la garantie de la sécurité d'Israël, deux Etats qui coexistent et se reconnaissent mutuellement.

Nous considérons qu'il n'existe pas de solution militaire à cette situation mais seulement une solution politique car il s'agit bel et bien d'un conflit d'ordre politique.

Nous avons eu l'occasion de condamner-nous le refaisons ce soir- l'intervention militaire israélienne, en réponse aux tirs de roquettes du Hamas, que nous avons toujours condamnés. Cette intervention militaire -qui a causé la mort de 1300 personnes- était complètement disproportionnée.

Aujourd'hui, il y a urgence à ce que la Communauté internationale prenne toutes ses responsabilités pour relancer le processus de Paix.

Aujourd'hui, il est indispensable de reconstruire Gaza .C'est la raison pour laquelle nous sommes disponibles pour voter en faveur de l'aide de 6000 euros si elle nous était proposée ce soir.

Enfin, nous réitérons notre appel à la responsabilité républicaine de tous les acteurs politiques, associatifs et citoyens afin d'éviter toute instrumentalisation du conflit dans notre Ville où la diversité a toujours constitué une richesse.

Je vous remercie de votre attention.


mardi 24 février 2009

Conseil Municipal du 23 Février 2009 : DEBAT D’ORIENTATIONS BUDGETAIRES

Intervention de TONY DI MARTINO :
PRESIDENT DU GROUPE DES ELUS PS, VERTS ET CAC93


Monsieur le Maire,
Mesdames, messieurs,
Chers collègues,

Après avoir patienté de longues semaines, après avoir étudié chaque jour minutieusement l’édition de Seine St -Denis du journal le Parisien, nous voici enfin amenés à débattre des orientations budgétaires de notre Ville pour 2009.
L'élaboration partagée des choix budgétaires avec la population-qui devient une véritable arlésienne à Bagnolet pourra attendre encore un peu! Messieurs CAMPANA et ELEB- si productifs dans l’organisation d’Assises couteuses pour le contribuable, entre 320 000 et 660 000 euros en 2008, idem en 2009 ? -n’auraient ils pas pu consacrer un peu de leur temps en novembre dernier pour évoquer ce sujet ? Chacun appréciera.
Les élus auront en tout cas apprécié, sur la forme, l’effort de présentation graphique du document soumis ce soir au Conseil Municipal.
Ce débat intervient dans un contexte de grande instabilité:
  • instabilité économique, d'abord, avec la crise dont nous mesurons chaque jour les effets;
  • instabilité financière, ensuite, avec une tendance lourde au désengagement de l'Etat comme en témoigne l’évolution de ses dotations sur la base d’une inflation prévisionnelle de 2% alors que l’inflation réelle est supérieure, et dont la mort programmée de la Taxe Professionnelle constitue le dernier épisode en date ;
  • instabilité institutionnelle, enfin, à l’heure où le gouvernement entend modifier l’organisation territoriale de la République.
Sur le fond, ensuite, nous n'apprenons pas grand chose de nouveau sur la situation financière réelle de la ville que vous avez tenter de masquer ces- dernières années si ce n 'est de manière anodine au détour d' une phrase:
  • compte tenu de sa situation générale, la Ville se trouve au seuil de la tutelle préfectorale puisque vous reconnaissez vous même vous situer au niveau du réseau d’alerte de l'Etat;
  • vous annoncez-enfin oserait -on dire- l' élaboration d 'un Programme Pluriannuel d’Investissements :mais comment allez-vous concrétisez toutes vos annonces ,elles n' en sont pas à 1 report près me direz- vous, comment allez –vous financer le Projet de Renouvellement Urbain LA NOUE/LES MALASSIS ?
  • après celui de 2007, le budget de fonctionnement 2008 sera, à nouveau, déficitaire et vous ne pourrez l’équilibrer qu’en ne réalisant pas de nouveaux investissements et en inscrivant des recettes fictives, notamment celles relatives a la vente de propriétés communales;
  • vous allez, afin d’éviter la tutelle préfectorale augmenter massivement les impôts locaux, 10 % et procéder à un vaste plan de rigueur en direction de la population et du personnel communal.
  • Vous expliquez que votre priorité en 2009 doit consister à redresser l’autofinancement, heureuse découverte, alors que celui-ci ne cesse de se dégrader depuis 2006 et que, par ailleurs, l’endettement cumulé atteint le chiffre exorbitant de près de 79 millions d’euros au 31 décembre 2008.Comment dégager des marges de manoeuvre dans ces conditions ?

Vous êtes le seul responsable de cette situation catastrophique qui ne cesse de se détériorer depuis 2004.

Alors, aujourd’hui, après avoir expliqué dans la presse -je vous cite- que vous étiez « trop gras », vous parliez visiblement du nombre d’agents communaux, et qu’il fallait « mincir »-d' autres en d’autres temps voulaient dégraisser le mammouth, bien mal leur en a pris!, vous évoquez la nécessaire modernisation du service public municipal.
Celle -ci est indispensable, nous en convenons. Mais elle ne saurait passer comme vous le faites par une diminution massive du nombre d'employés communaux et par une diminution de la qualité du service rendu à la population. A ce sujet, après avoir expliqué pendant plusieurs années que les dépenses de personnel n’excèdaient pas 59%des charges de fonctionnement, vous écrivez dans le rapport de présentation qu’ 'elles atteignent 70% ! Que croire? S’agit-il d’un prétexte pour mettre en œuvre votre régime amincissant? Peut être.
La modernisation du service public communal ne saurait se faire à la hache ou au canon! M r NIO -très préoccupé actuellement par le recyclage d’anciens élus et militants du FN- n’ y trouve d' ailleurs rien à redire tant ce précepte rejoint la politique de MR SARKOZY! Mais, nous ne pouvons pas imaginer un seul instant que vous puissiez agir de la sorte ! Le personnel communal-tout le personnel communal -doit être associé à cette démarche, à la définition de projets partagés avec la population, à la définition d’une politique municipale ambitieuse.

Enfin, vous nous présentez comme acquis un projet de communauté d’agglomération qui apparaît comme une bouée de sauvetage déjà ficelée : quand ce projet, son périmètre -dont il est désormais de notoriété publique qu’il ne convient pas à certains maires- ses compétences, son contenu, ses moyens feront-ils l’objet d’un débat public au Conseil Municipal et avec la population ? C’est devenu indispensable.
Telles sont les remarques que notre groupe souhaitait formuler à ce stade du débat budgétaire.

Je vous remercie de votre attention.

jeudi 19 février 2009

Les socialistes de Seine-Saint-Denis expriment leur solidarité aux revendications sociales des habitants d'outre-mer


Depuis plus d'un mois, un mouvement social d'une rare ampleur touche la Guadeloupe et s'étend progressivement à toutes les Antilles et à la Réunion. Alors que le gouvernement joue la montre pour ne pas satisfaire les demandes légitimes des départements d’Outre-mer en matière de pouvoir d'achat, les socialistes de Seine-Saint-Denis, où résident de nombreux domiens, tiennent à apporter leur soutien aux justes revendications portées par les habitants de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion.

La situation est d’autant plus tendue que la crise n’est pas apparue ces derniers jours. Elle doit beaucoup au désengagement de l’Etat ces dernières années mais aussi à l’inertie du gouvernement qui porte une très lourde responsabilité dans l’enlisement de ce conflit et la radicalisation de certains manifestants. Le décès dramatique d’un syndicaliste hier démontre qu’il faut agir tout de suite face à cette crise.

Nous appelons donc le Président de la République à sortir de son silence et le gouvernement à revenir à la table des négociations La situation des DOM, confrontés à l’explosion des prix, à la stagnation des salaires et à des inégalités économiques et sociales criantes, justifie aujourd’hui une intervention exceptionnelle de l’Etat afin de garantir l’égalité sociale sur tous les territoires de la République.

Nous mettons également en garde le gouvernement face à la tentation de diaboliser ce mouvement social qui exprime une exigence profonde de dignité et de respect.

C’est pourquoi nous adressons un message de solidarité à nos compatriotes ultra-marins en difficulté afin que le gouvernement entende enfin leurs revendications en termes de pouvoir d’achat, de hausse des salaires, des retraites, des minimas sociaux et de réduction des inégalités.



mardi 10 février 2009

Le plan de relance des socialistes






Agir vraiment contre la crise

Pour tout savoir sur le plan de relance des socialistes rendez-vous sur www.agirvraimentcontrelacrise.fr.
Retrouvez tout les documents, argumentaires et participer à la grande campagne organisée par le Parti socialiste.

Bientôt une initiative dans notre ville !

Budget de la ville : Ou va notre ville !

Le Parti Socialiste de Bagnolet, les Verts de Bagnolet et le CAC93 ont le plaisir de vous inviter à 3 cafés citoyens qui ont pour thème : Ou va notre ville ?

Dans Le Parisien, le maire vient d'annoncer 10% d'augmentation des impôts et un véritable plan d'austérité :

Vente d'une partie des terrains du centre de vacances de l'île de l'Oléron, non remplacement des départs en retraite et des arrêts maladie chez le personnel communal (par exemple, les ATSEM dans les écoles maternelles, les animateurs des centre de loisirs), etc.

Mais c'est aussi le "mensuel" de la ville qui n'est plus paru depuis septembre, la bibliothèque des Coutures à nouveau menacée de fermeture.

Ce n'est plus seulement les projets qui sont bloqués (rénovation des écoles et rénovation urbaine des Malassis et de La Noue...sans parler du Plateau), c'est le fonctionnement au quotidien de la ville qui est en panne.
Toujours pas de plan pluriannuel d'investissements et d'urbanisme. Et le débat d'orientation budgétaire, prévu en janvier au conseil municipal, est repoussé à....fin février ! Pourtant le budget 2009 doit être impérativement voté avant le 31 mars (la plupart des vilels l'ont déjà voté). Pour les élus, comme pour les citoyens, il faut un audit complet et public de la gestion de notre ville pour y voir clair.

La situation est grave : il faut en débattre ensemble car c'est nous les citoyens qui allons encore une fois en faire les frais ! Et nous avons des propositions à faire dans l'intérêt collectif des habitants de notre ville.

VENEZ EN DEBATTRE AVEC NOUS A 20 H

Le vendredi 13 février au Flory, 24 rue Floréal

Le jeudi 19 février à la Dhuys (lieu à déterminer)

Le jeudi 5 mars au Pixi 82 avenue de la République

Aux cotés du Planning Familial,


défendons le droit à l'information, à l'éducation, à la séxualité, pour toutes et tous


En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.
Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.
Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.
Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !
450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.

L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.
L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.
L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.
L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.


Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,
Nous avons lutté pour les obtenir,
luttons ensemble pour les défendre !
Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez la pétition : www.planning-familial.org

samedi 7 février 2009

Soutien aux mobilisations des partis et organisations de gauche

Communiqué commun des partis et organisations de gauche réunies le 3 février - Soutien aux mobilisations

Le 4 février 2009

Les Alternatifs, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Lutte Ouvrière, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo


Les partis et organisations de gauche réunies mardi 3 février à Paris se félicitent de l’ampleur du succès de la mobilisation sociale du 29 janvier. L’importance des grèves et des manifestations qui ont marqué cette journée témoigne d’un rejet massif des choix politiques du gouvernement Sarkozy-Fillon, marque une colère légitime face aux vagues actuelles de licenciements et de suppressions d’emplois, dans le privé comme dans le public, confirme l’exigence d’un « bouclier social » à l’opposé du « bouclier fiscal » pour les plus riches, et de mesures en faveur de l’emploi et des salaires à l’opposé des choix du gouvernement qui distribue sans contrepartie des milliards aux banques et aux grandes groupes


Le message de la journée du 29 janvier est clair. Ce n’est pas au monde du travail, à la population de payer la crise. Contrairement à ce que vient d’affirmer le Premier ministre, la journée du 29 janvier porte clairement la demande d’un changement de cap, notamment sur les questions des salaires, de l’emploi, des services publics. Nicolas Sarkozy et le gouvernement ne peuvent se dérober à ces exigences et ignorer les grands axes avancés dans la plate-forme syndicale unitaire.


Plus largement, un très grand débat public est nécessaire dans le pays sur les mesures alternatives aux choix politiques actuels qui permettront de s’attaquer réellement et efficacement aux racines de cette crise et d’imposer une autre répartition des richesses et un autre type de développement.


Les organisations réunies apportent leur soutien aux mobilisations qui se développent ces jours ci dans l’éducation, dans l’enseignement supérieur et la recherche où le gouvernement doit revenir sur la loi Pécresse et ses décrets d’application, dans les hôpitaux et la santé, où l’inscription à l’ordre du jour du Parlement le 10 février prochain du projet de loi Bachelot doit être annulée. Parce que ces textes représentent des attaques inacceptables contre les services publics, elles appellent à prendre et à soutenir dans les jours qui viennent les initiatives nécessaires pour les combattre.


Elles s’alarment dans ce contexte des atteintes répétées aux libertés publiques et syndicales, qui en cherchant à intimider les mouvements de contestation, conduisent à une inquiétante dérive autoritaire du pouvoir qu’elles ne peuvent accepter.


Enfin, elles tiennent à apporter leur soutien à l’imposant mouvement social qui mobilise depuis plusieurs semaines la Guadeloupe, et demandent au gouvernement d’engager au plus vite de réelles négociations sur les revendications exprimées, notamment sur la question du pouvoir d’achat.


Les organisations réunies ont convenu de se revoir après l’intervention télévisée présidentielle du 5 février et la réunion des organisations syndicales prévue le 9 février pour décider de la suite de leur démarche commune en appui du mouvement social.


Publié dans : Vie politiqueLes communiqués