Dans un entretien à la revue « Architecture aujourd’hui » consacré au Grand Paris, Nicolas Sarkozy fait fi des besoins des Franciliens, du rôle des collectivités locales et de leurs projets.
Le Grand Paris devait être une ambition commune pour la métropole. En mettant de côté toute démarche partenariale avec les collectivités locales, ce projet se résume de plus en plus au fait du prince.
Le Grand Paris devait être une réponse immédiate aux besoins de solidarité et de coordination de nos territoires, comme y travaille déjà Paris Métropole. Ce projet se limite désormais à une reprise en main autoritaire par des instances non élues (Société du Grand Paris et Atelier International du Grand Paris) des outils d’aménagement de l’Ile-de-France.
Dans cet entretien, Nicolas Sarkozy ne répond pas non plus à la question essentielle du financement du projet de métro automatique de Christian Blanc, alors même que les services du gouvernement étudieraient les modalités d’une taxe supplémentaire et injuste pour les Franciliens.
L’Ile-de-France a au contraire besoin d’un Etat qui participe loyalement aux grands projets d’amélioration des transports, qui s’engage dans la réduction des inégalités territoriales et qui respecte sa parole envers les collectivités locales.
Plutôt qu’un « Grand Paris imposé d’en haut, nous défendons un « Grand Paris par la preuve » qui réponde rapidement et réellement aux besoins des Franciliens. Ce Grand Paris solidaire, nous le mettrons en œuvre par le plan de mobilisation pour les transports. Ce grand Paris partenarial, nous le construirons par un pacte avec les maires bâtisseurs. Ce Grand Paris durable, nous le bâtirons par toutes nos propositions pour la transformation écologique des territoires.
Le mercredi 10 Février 2010, les forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation d'un immeuble squatté par une quarantaine de personnes au 92, rue Victor Hugo à Bagnolet. Cet immeuble appartient à la Ville.
Cette expulsion a été réalisée à la suite d'une demande de concours de la force publique sollicitée par la Mairie en sa qualité de propriétaire et en application d'une décision de Justice.
Nous ne contestons pas le fait que ces habitants occupaient illégalement les lieux et que l'immeuble était devenu une source de nuisances pour le voisinage.
Mais, rien ne justifie d'avoir procédé à cette expulsion en plein cœur de l'hiver et sous la neige sans avoir formulé initialement des propositions de relogement.
Cette expulsion s'est, en outre déroulée dans une grande précipitation ne permettant pas aux personnes concernées de récupérer leurs affaires.
Depuis quelques jours, la Ville a proposé une solution d'hébergement provisoire. C'est un premier pas.
Aujourd'hui, se tenait une réunion en Préfecture et nous souhaitons savoir quelles solutions de relogement durables ont été proposées par la Ville et la Préfecture qui doit assumer pleinement toutes ses responsabilités dans ce dossier?
Notre débat d'orientations budgétaires intervient cette année dans un contexte tout à fait particulier.
En effet, avec sa pseudo réforme territoriale et la suppression de la Taxe Professionnelle -la création de la Communauté d'Agglomération Est Ensemble devrait en atténuer les effets pour notre Ville -le Gouvernement de Messieurs Sarkozy et Fillon entend transformer les collectivités locales en de véritables sous-administrations de l'Etat-.
Les principes mêmes de la Décentralisation-la libre administration, l'autonomie financière des collectivités territoriales -sont remis en cause.
Les concours financiers de l'Etat - regroupés au sein de la célèbre enveloppe normée- n'évolueront cette année que de la moitié de l'inflation prévisionnelle. Si on ajoute à cela les remises en cause constantes de l'Education Nationale ou le changement de statut de La Poste le contexte général est donc loin d'être idyllique!
Vous n'y pouvez pas grand chose mais la majorité municipale gagnerait à mobiliser les bagnoletais sur cette question. C'est une proposition qui vaut ce qu'elle vaut mais je la formule ce soir car je pense que le sujet est de taille.
Encore faudrait-il que la préparation du BP 2010 fasse l'objet d'une élaboration partagée avec la population: or, ce n'est toujours pas le cas. A quand des réunions publiques sur le Budget en cours d'élaboration, à quand des réunions des conseils de quartier sur ce sujet .
Vous avez, vous même regretté lors d'un précédent Conseil Municipal leur absence d'activités. Nous le regrettons avec vous , mais vous avez encore la possibilité d'y remédier. Mieux vaut tard que jamais! Les conseils de quartier, chacun le sait ici, doivent être réactivés.
Dans un paysage bien sombre, vous nous présentez, Monsieur le Maire, un document fort bien élaboré avec un certain nombre d'annonces parfois bienvenues, souvent surprenantes.
Notons d'abord, que vous reconnaissez enfin- grâce aux ratios que vous produisez en introduction , que Bagnolet est une ville plutôt riche - 2077 euros de produits de fonctionnement/habitant- très endettée -112 % d'encours de la dette en % de produits de Fonctionnement- avec une faible capacité d'autofinancement -1%.
Nous prenons acte de cet effort de transparence même s'il intervient tardivement.
Vous présentez 4 objectifs majeurs pour 2010 ,je les cite:
assurer la pérennité du redressement financier en poursuivant les efforts de maîtrise des dépenses de fonctionnement, et notamment celles de personnel, en s'appuyant sur la création d'Est Ensemble;
en augmentant les produits de fonctionnement et notamment la TEOM, certains à votre gauche doivent s’étouffer lorsque l’on se souvient de leurs discours grandiloquents sur le sujet ;
stabiliser la dette;
conforter la capacité d'autofinancement en donnant une nouvelle priorité à l'Investissement ( 3 chantiers phares:le Centre Administratif, Joliot-Curie, le Château de l'Etang);
maximiser les recettes d'investissement en poursuivant les cessions foncières à but social.
Chacun l'aura compris, Est Ensemble constitue une chance pour Bagnolet, mais cette Communauté d'Agglomération ne pourra régler à elle seule les difficultés financières inhérentes à notre Commune, ni permettre de financer tous les investissements évoqués dans une sorte de liste à la Prévert. Vous parlez, je vous cite,"d'investir 230 ME " d'ici la fin du mandat!
A quoi correspond cette somme lorsque l'on sait que nos dépenses d'investissement se situent" bon an mal an" à environ 15 ME? A quelle réalité se rattache t’elle si l’on prend en considération notre faible niveau d’autofinancement que vous évoquez en introduction ?
Vous évoquez un Programme Pluriannuel d'Investissement, qui aurait été mis en place: nous n'avons jamais eu la chance d'en obtenir une présentation en Conseil Municipal avant d'y parvenir, nous vous proposons d'en débattre de manière sérieuse, approfondie et constructive en commission.
C'est une autre proposition et elle aurait aussi le mérite, si vous l'acceptiez, de donner un contenu réel à la commission intitulée "un service public de qualité".
Pour mobiliser les partenaires financiers, une vision claire avec des objectifs prioritaires, clairement identifiés dans une programmation budgétaire précise sont indispensables comment mettre au même niveau le futur Centre Administratif ou le GS Juliot Curie avec la transformation du Château de l'Etang?
Des réalisations concrètes sont aujourd'hui devenues nécessaires qu'elles concernent le Centre Administratif, les écoles, le projet ANRU La Noue-Les Malassis- à quand la réunion du Conseil de Quartier promise-ou les conservatoires? Il faut aujourd'hui une visibilité politique au moins à moyen terme. C'est bien là l'une des fonctions d'un PPI.
Des marges de manœuvre nouvelles existeraient:c'est tant mieux et ce n'est pas une figure de style car il y va de l'intérêt général .Nous attendrons toutefois le projet de BP pour les constater.
Vous évoquez également des constructions de logement:c'est indispensable et nous vous suivrons sur ce point, qu'il s'agisse de logements sociaux ou d'accession à la propriété. Mais, quand allez-vous rétablir la commission de sélection et de transparence en vue de proposer des candidats aux bailleurs sociaux, comme vous vous y étiez engagés, avec Laurent Jamet il y a un peu plus d'un an? C'est une autre proposition concrète de notre part.
Enfin, un dernier mot, à propos du personnel communal. La modernisation de notre administration communale est nécessaire, indispensable même. Vous et moi en sommes persuadés, Monsieur le Maire et de nombreux employés communaux le sont également.
Ils souhaitent être cependant associés à cette démarche, respectés et ne pas apparaître comme les responsables de tel ou tel dysfonctionnement quand ils existent. Ils ont besoin de considération et de visibilité sur votre projet politique. La maîtrise des dépenses de personnel ne saurait se traduire par des coupes sombres brutales dans le chapitre budgétaire concerné.
La balle est dans votre camp Monsieur le Maire, saisissez la!
Le gouvernement prépare un tsunami social après les régionales
Aujourd’hui, sur tous les sujets sociaux, le gouvernement n’a qu’un mot à la bouche : concertation. Mais c’est la concertation jusqu’aux élections, le coup de bambou après.
Qui va payer le prix de la crise ? VOUS
Nicolas Sarkozy s’est engagé à ne pas remettre en cause les milliards de cadeaux fiscaux accordés aux plus riches et aux entreprises.
Retraites : travailler plus longtemps pour gagner moins
Le gouvernement a choisi : il refuse de faire contribuer davantage les revenus du capital ou les entreprises, et exige que l’on travaille plus longtemps. Mais reculer l’âge de départ à la retraite alors que le chômage des seniors reste massif, aboutit à diminuer le montant des retraites.
Fiscalité : toujours moins de pouvoir d’achat pour les Français
La nouvelle version de la taxe verte/taxe carbone sera présentée après les régionales et on entend reparler de la TVA sociale qui n’a jamais été vraiment abandonnée par l’UMP !
Services publics : l’étranglement programmé
Suppression de la taxe professionnelle : moins de ressources pour l’éducation, l’aide sociale, les transports, moins pour soutenir l’emploi ou aider les associations.
Suppressions de postes dans la fonction publique : moins d’enseignants dans les établissements scolaires, moins de policiers et de gendarmes, moins de juges, moins de soignants dans les hôpitaux.
Pouvoir d’achat et emploi : l’austérité
Le gouvernement refuse d’agir pour aider les 600 000 chômeurs qui vont se retrouver en finde droits en 2010. Et toujours rien pour aider les 4 millions de chômeurs.
Au 1er janvier 2010 : refus du gouvernement d’augmenter le SMIC au-delà du minimum légal et le forfait hospitalier est passé de 16 à 18 euros. Les mutuelles de santé vont augmenter de 5% en moyenne.
Le printemps de l’UMP, c’est l’austérité, la casse des services publics, la remise en cause de nos droits et de nouvelles taxes injustes. Avec le PS, s’opposer au gouvernement, c’est aussi refuser de payer la facture.
Face à une politique inefficace et injuste, nous devons dire STOP à l’UMP et au gouvernement dès maintenant ! Avec vous, le PS veut que le printemps 2010 soit le début du changement et le retour de l’espoir.
Communiqué de Marie-Pierre de la Gontrie, porte-parole de la campagne Huchon 2010, Pierre Kanuty, candidat à Paris et Viviane Romana, candidate en Seine-Saint-Denis.
Les propos de Patrick Karam, numéro 2 de la liste gouvernementale UMP aux élections régionales à Paris, sur « la diversité », montrent qu’il n’a rien compris aux enjeux du vivre ensemble en Ile-de-France. Il fait du casting en juxtaposant des sujets pour faire image. C’est une manipulation grossière qui vise à instrumentaliser le vote de populations confrontées à l’injustice et aux préjugés dont certains sont d’ailleurs véhiculés par le gouvernement que soutient monsieur Karam, comme l’ont montré les déclarations de Brice Hortefeux, d’Eric Besson, de Dominique Bussereau ou de Nadine Morano.
Cette soudaine « générosité » indique peut-être que monsieur Karam a changé depuis 2006 quand il déclarait qu’il n’y avait pas de «point commun entre un Antillais, un Guadeloupéen qui a tété aux mamelles de la République et qui est catholique, et un sans-papiers qui serait musulman, polygame, et dont certains pratiquent l'excision ».
L’instrumentalisation des gens par leurs origines est une forme de mépris etune autre manière de les discriminer.
Les candidats de la liste de Jean-Paul Huchon ne croient pas que le communautarisme soit un projet politique pour les Franciliens, ni le meilleur moyen de faire vivre une région solidaire qui se bat pour l’égalité. Lutter contre les discriminations par le clientélisme, c’est créer de nouvelles discriminations comme le fait la candidate UMP et ministre de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard.
La droite dénonce la discrimination en parole, mais elle la pratique dans les faits.
M. Karam veut en réalité masquer son propre bilan dans un gouvernementqui ne s’est pas illustré lors du grand mouvement social qui a mobilisé des dizaines de milliers de travailleurs dans les DOM l’année dernière.
Depuis 2004, la Région Ile-de-France a agi en faveur de l’égalité femmes-hommes, s’est dotée d’un dispositif de lutte contre toutes les formes de discriminations, a signé la première convention entre une région et la HALDE. Elle a consacré l’équivalent de deux millions d’euros à la lutte pour l’égalité des chances dans le domaine de l’emploi, de la culture ou sur le plan social.
Pour la prochaine mandature, Jean-Paul Huchon s’est notamment engagé à créer un Observatoire régional de lutte contre les discriminations, à mettre en place un droit de pétition régional, à renforcer les actions du Conseil de l’Égalité dans le cadre de la convention signée avec la HALDE, à instaurer des statistiques sexuées pour assurer l’égalité entre les femmes et les hommes.
Avec Jean Paul Huchon, nous ne procédons pas par des déclarations tonitruantes et des effets d’annonce, mais par des faits et des projets.
Communiqué de Claude BARTOLONE, Président du conseil Général, Député de Seine-Saint-Denis
colere dans l’education nationale : « monsieur chatel, traitez ces urgences dans les plus brefs délais ! »
La mobilisation grandissante, cette semaine, des enseignants de Seine-Saint-Denis et d’Ile-de-France témoigne de leur profonde colère.
Cette colère, je la partage.
Colère contre ces suppressions de postes à répétition : moins 50 000 postes depuis 2007.
Colère contre ces coupes budgétaires récurrentes : moins 9,87% dans le budget Education Nationale depuis 2002.
Colère contre ces journées d’absences non remplacées et cette précarisation permanente du métier de professeur : plus de 1800 jours d’absences non remplacées en Seine-Saint-Denis depuis septembre 2009.
Colère contre ces violences scolaires qui explosent depuis 2007 et deviennent la seule actualité quotidienne de l’Education Nationale : depuis mars 2008, ce sont 10 actes de violences armées graves qui ont été relevés dans les établissements scolaires de la République.
Alors combien de temps le gouvernement restera-t-il sans réponse face à cette colère qui gronde et face à ces drames qui se multiplient ?
La Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, l’Education Nationale dans son ensemble ont besoin d’un plan de rattrapage, ont besoin que l’Etat assume pleinement ses responsabilités. Et ce n’est pas un nouvel écran de fumée, comme annoncé ce matin avec la tenue d’Etats Généraux sur la sécurité à l’école, qui permettront d’apporter des solutions durables pour l’école de nos enfants.
La mobilisation de ces dernières semaines doit être entendue par le gouvernement. J’apporte mon soutien entier à celle-ci et à l’exercice du droit de retrait des professeurs, et je demande fermement à Mr Chatel de revoir sa copie.
Mr Chatel, les élèves, les enseignants, les parents d’élèves, l’Education Nationale ne peuvent plus et ne doivent plus supporter votre immobilisme et l’incompétence de votre gouvernement. Traitez ces urgences dans les plus brefs délais.
Mercredi 10 Février 2010, les forces de l'ordre ont évacué un immeuble squatté par 22 à 80 personnes, selon les différentes sources, au 92 rue Victor Hugo à Bagnolet. Cet immeuble appartient à la Ville de Bagnolet.
L'expulsion a été réalisée en application d'une demande de concours de la force publique sollicitée par la Mairie en tant que propriétaire et en application d'une décision de Justice.
Les socialistes de Bagnolet ne sauraient cautionner de quelque manière que ce soit les squats, mais ils sont choqués par la brutalité du procédé utilisé.
Oui cet immeuble était squatté depuis plusieurs années, oui la décision d'expulsion a été prise depuis plusieurs années... et oui nous le savons cet immeuble était devenu depuis plusieurs mois sources de nuisances et problèmes pour le voisinage.
Mais tous ces arguments ne justifient pas d'avoir procédé à cette expulsion au beau milieu du mois de février, sous la neige durant un des hivers les plus rudes que nous ayons connus ces dernières années. Cela s'appelle de l'Humanité !
Contrairement aux déclarations de responsables de la mairie et selon nos informations il y avait aussi des femmes avec enfants en bas age, scolarisés à Bagnolet, qui vivaient dans cet immeuble depuis plusieurs années.
Rien ne justifiait de demander l'expulsion aujourd'hui alors que tous les acteurs de ce dossier ont laissé la situation depuis 2003 se dégrader.
Les socialistes de Bagnolet demandent à la Préfecture de Seine-Saint-Denis et à la Ville d'assurer des conditions d'hébergement dignes aux personnes concernées ,notamment au regard des conditions climatiques qui sévissent actuellement en Ile- de -France.
Enfin,les socialistes de Bagnolet tiennent à mettre en garde tous ceux qui souhaiteraient utiliser cette affaire à des fins purement politiciennes .